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Douloureuse révélation

J’aurais préféré ne pas savoir tu sais
je regrette cette ignorance derrière laquelle je pouvais me cacher
Hier encore le doute m’était possible
Aujourd’hui la vérité m’éclate a la figure
Et je regrette cette révélation
Car comment te pardonner encore devant cette évidence
Devant cette preuve si éclatante de ta faute
Comment me taire surtout

Avant je pouvait faire comme si je ne savais pas,
Maintenant je n’ai plus d’autre choix que de faire silence
De garder ce terrible secret en moi
Un de plus, moi qui en garde déjà tant

Mais si j’occulte ton forfait
Ce n ‘est que pour le protéger lui
Pour qu’il ne te haïsse point
Pour ne pas détruire ces illusions
Comme sont mortes les miennes
Pour qu’il n’est pas a porté cette douleur
qui me ronge les entrailles
Me sert la gorge et me brule les yeux

Je me tairait une fois de plus
Je porterai seule ce fardeau
Pas un mot ne franchira ma bouche
Ni aujourd’hui ni Jamais

j’aurais préféré ne pas savoir
Pour pouvoir t’aimer encore

La mélancolie de la mélodie

http://www.dailymotion.com/video/xlub2

 

Elle a les yeux pareils au ciel, bleu changeant

Dans sa robe un peu fanée et ses souliers défraîchis

Elle profite de ce dimanche en famille

Une belle journée de printemps

Un des premiers jours de soleil

Elle n’a que 6 ans

L’age de l’insouciance et de l’innocence

Mais le regard de ces enfants qui ont grandi trop vite

Dont l’enfance s’est enfui déjà.

Dans ce café

Parents et amis sont attablés

Mais elle demeure près du juke-box

Les deux mains appuyées sur la vitre

Le visage éclairé par les néons

Les yeux fermés savourant la musique

Presque religieusement

Elle ne s’éloigne de la machine que pour aller mendier quelques pièces,

Pour la remettre encore et encore

Toujours la même

C’est comme un appel, une invitation

Elle ne sait pas lire encore

Mais elle connaît les touches pour relancer la chanson

Elle ne comprends pas le sens profond des paroles

Elle ne sait pas encore

Elle n’a pas encore appris les horreurs de ce monde

Les atrocités du passé

Elle comprendra plus tard

Lorsqu’elle aura grandi

Pour l’heure seul lui importe l’envoûtante voix qui l’hypnotise

La plainte déchirante du violon qui lui chavire le coeur

Qui répond à la peine enfouie au plus profond d’elle même

Ses yeux sont secs, mais en elle s’écoule un torrent de larmes

Elle garde en elle un secret indicible dont elle est l’infaillible gardienne

La mélancolie de la mélodie en écho de sa propre douleur

Sa solitude infinie au milieu de ces gens

Si proche et pourtant si loin d’elle

Si étrangers à sa tristesse.

En harmonie avec la musique

Son être vibre et s’éveille

Derrière ses prunelles closes

Son âme se transcende, se sublime

Elle ressent, elle vit

Elle ne sera plus jamais la même

 

Je t’aime à jamais

Je ferme les yeux
Mon esprit s’envole
vagabonde, me ramène au passé
Les souvenirs se bousculent
Tendres et mélancoliques
Si précis et intenses
A la fois douloureux et pourtant réconfortants
Petits bouts de vie si ordinaire mais si précieux,
Morceaux de toi accrochés à ma mémoire
qui me réchauffent le coeur et le glace aussi.
Le manque de toi est comme un étau dans ma poitrine
Qui m’étouffe me fait mal
Un vide immense et cruel
Que rien ni personne n’a pu combler.
Pourtant ses images te gardent si vivante en moi
Comme si tu n’étais pas tout à fait partir.
Je m’accroche à ses réminiscences du temps jadis
Ton sourire triste, ta voix si douce , tes paroles apaisantes
Tu continue de vivre à travers moi et à travers elle
Elle dont le regard si semblable au tien me rappelle à toi
Je t’aime à jamais

La leçon

La nuit est tombée depuis  longtemps
Et le sommeil me fuit.
Dans ma tête, elle est là, elle me hante,
Tel un fantôme elle s’insinue dans mes pensées
Se faufile dans chaque recoin de mon esprit.
J’appelle de mes voeux l’oubli.
Oublier son nom, qui elle est
Oublier la blessure et la douleur.
Je sais que le temps fera son oeuvre
Et effacera peu à peu ce qui aujourd’hui me torture
Pour ne laisser dans ma mémoire que le souvenir fugace de ce qui fut
Jusqu’à le rendre moindre, sans important, presque inexistante.
Juste attendre, avec patience et courage
Jour après Jour, jusqu’à ce qu’en fin ma pensée soit libérée,
Jusqu’à ce que les questions qui se bousculent encore et toujours sans réponse, elles même n’aient plus de sens, de raison d’être.
Que ce sentiment d’ignoble trahison me quitte libérant le poids qui enserre ma poitrine.
Que la tristesse indicible d’avoir été joué s’apaise et disparaisse.
Avec le temps, de la plaie cicatrisée ne restera que l’amère leçon:
Plus jamais ça
Fini les concessions au risque de me perdre
D’oublier qui je suis et ce en quoi je crois .

Un moment hors du temps

c’est un texte tres court, sans suite , un instant de vie, pur fantasme

Un moment hors du temps

je ne suis pas une chanteuse, je n’ai pas cette prétention. Je n’ai pas appris, je chante d’instinct. Mon ambition n’est pas d’être connue, encore moins reconnue. La gloire, l’argent et les paillettes ne m’attirent pas.

Ma guitare m’accompagne partout, elle est ma meilleure amie. Je ne suis pas une virtuose loin s’en faut, mais j’aime le son, le toucher des cordes sous mes doigts. Mon être vibre en harmonie avec l’instrument, il porte ma voix.

J’aime jouer dans la rue, n’importe où. Je ne fais pas la manche, ne chante pas pour vivre, je vis pour chanter, c’est différent. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours chanter, avant de savoir parler ou marcher même. C’est pour moi une chose vitale, comme manger, boire ou respirer. Si un jour je ne pouvais plus le faire, je crois que je cesserais d’exister.

Aujourd’hui je me suis installé au soleil. Il se fait rare en ce mois de mai, autant en profiter. J’ai pris mes quartiers sur le petit muret qui entoure la fontaine de la rue piétonne. Chaleur et fraîcheur à la fois : juste ce qu’il me faut

Je suis là depuis une heure. Je m’accompagne à la guitare tout en laissant ma voix s’élever. Je ne la contrôle pas, c’est elle qui me contrôle, elle a sa propre existence.

Les gens passent devant moi, parfois sans même me voir. Qu’importe. Peut-être sans s’en apercevoir, emportent-ils un bout de moi avec eux : un refrain qu’ils fredonneront un peu plus tard sans se rappeler où ils l’ont entendu.

C’est la deuxième fois qu’il passe, je l’ai reconnu de suite. Ces yeux d’un tel bleu, si profond, suffisent à l’identifier. Je viens de commencer « Stop » de Sam Brown. J’aime le son de ma voix sur cet air. Il s’arrête, écoute et s’approche. Il me sourit, j’y réponds, ne me laisse pas troubler et continue la chanson. Il s’assoit près de moi , silencieux et attentif.

Quand j’ai fini, il applaudit, me dit qu’il aime bien ma voix. Je suis touchée, encore plus puisque c’est lui. Mue d’une impulsion je lui tends l’instrument. Il hésite furtivement, s’essuie les mains moites sur son pantalon blanc et s’empare de la guitare. Il gratte un peu, teste le son. Il réfléchi, se décide et entame l’intro. Il a choisi « message in a bottle », je souris. Il passe sa langue sur ses lèvres pour les humecter et commence à chanter. Je ferme les yeux, j’écoute : sa voix est si sensuelle. Au refrain je me joins timidement à lui. La chanson se termine, il me rend l’instrument, il ne bouge pas. Il semble me dire « à ton tour »

Sans réfléchir, je laisse mes doigts courir sur les cordes. Je réalise que je joue « the Kill ». J’hésite, trop tard, il a reconnu sa chanson. Je ne peux plus me défiler.

Autour de nous le temps est arrêt é. Les bruits de la rue nous parviennent assourdis comme d’un autre monde. Plus rien n’existe que ce muret et nous. J’inspire profondément et commence le couplet. J’ai le trac, ne le montre pas. J’ai peur qu’il n’aime pas ma version. Je chante 3 phrases et il m’accompagne pour la suite.

Nos voix s’interrogent, se cherchent , se rencontrent. Elles font connaissance, s’harmonisent et se mêlent. S ‘élèvent ensemble. Vibrent ensemble. J’ai les larmes aux yeux. C’est tellement intense.

La chanson touche à sa fin, ensemble, nos voix redescendent, s’apaisent et se taisent. J’ai le coeur qui bat à tout rompre. Je reste silencieuse. Lui aussi. Nos yeux se croisent, se parlent. Il se lève, m’étreint, me dit qu’il est heureux d’avoir fait ma connaissance et d’avoir partagé ce moment

Il s’éloigne , je le regarde tourner au coin de la rue.

Le temps reprend son cours. Les bruits me parviennent à nouveau, les passants réaffluent

Je range ma guitare, me demande si j’ai rêvé… Il a disparu

Je viens de vivre un moment hors du temps

le dernier maillon

Tu es là, tapi dans l’ombre
Tu attends ton heure,
Tu attends que je baisse la garde
Silencieusement, insidieusement tu guettes
je te connais bien à présent
Toi et moi combattons depuis longtemps
Tu connais mes faiblesses, je connais tes méthodes
Tu frappes au moment où ta proie est le plus vulnérable, par la où elle est le plus vulnérable
je sais ce que tu veux, Tu veux mon âme
tu en as eu d’autres avant moi, mais moi tu m’auras pas
je suis prévenue, je sais trop ce qu’il y a a perdre
j ‘ai vu de quoi tu es capable
il ya plus que ma propre âme en jeu,
il y a celle de mes enfants et celles de leurs enfants
mes prédécesseurs, tu les a eu par surprise
moi je me méfie de toi
je suis plus fortes qu’eux, je briserai le cercle vicieux
Sans moi , tu n’auras plus aucun
de ma survie dépend la leur
Je me connais , je sais mes points faiblesses Je les contrôle
tes paradis artificiels, tes leurres je les connais, ils ne m’attirent pas
Souvent tu as cru en ton heure
j’ai senti ton souffle glacé dans mon cou
tu m’as cru à terre, à ta merci
tu pensais pouvoir me donner le coup de grâce
tu t’es trompé
si tel un roseau, parfois je plie, ce n’est que pour mieux me relever
mes larmes ne sont pas mes faiblesses, elles sont ma force
c’est une lutte sans merci
une lutte à vie
je sais que tu ne t’avouera jamais vaincu
que tu reviendra à la charge
tu tenteras de te faire oublié pour mieux frapper par derriere , lachement
mais je ne t’oublie pas
je sais que tu es la encore et toujours
Je te hais
je te déteste
tu m’as deja tant pris
je ne te laisserai plus rien m’enlever
je ne te laisserai plus gâcher des vies
malgré toi je me suis construit
la haine que j’ai de toi m’a donner cette rage de te combattre
tu tremble
tu as peur
tu sais qu’il te faut m’asservir
me pas me laisser déchirer la toile que tu as tisser autour de ma famille
tu sais que plus le temps passe , plus tes chances s’appauvrissent
tu es mon compagnon de toujours
mon pire ennemi
notre lutte est sans fin
soit tu gagne mon âme soit tu perds a vie
c’est une lutte à mort
je suis prête
je sais comment en finir avec toi
juste résister
encore et encore
survivre
vivre
la vie est ton antithèse
Plus je vis plus tu dépéris
c’est ainsi que je protégerai ceux qui me suivent

Je serai le dernier maillon de la chaîne
après moi, tu ne hanteras plus les miens

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